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L’autisme se lit avec la complexité des hiéroglyphes égyptiens et ne peut pas être pris à la légère en simple déduction d’un observateur extérieur comme l’erreur a été faite pendant 70 ans. La compréhension de l’autisme passe par la recherche sur le cerveau et la compréhension du vécu autistique. La mise à jour doit être constante et rigoureuse. L’équipe du centre d’expertise SACCADE tient à ce principe qui permet une intervention développementale efficace.

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Évolution dans notre compréhension des facteurs potentiellement à l’origine de l’autisme (Mottron, L.)

Ce modèle récent est très important pour la compréhension de l’autisme et se trouve en cohérence avec le modèle SACCADE. Voici quelques extraits du communiqué publié par l’Université de Montréal :


« Menée par Laurent Mottron de l'Université de Montréal, une analyse rétrospective des travaux  de génétique, d'imagerie cérébrale et de la cognition de l'autisme transforme notre compréhension des facteurs potentiellement à l'origine de l'autisme, de son développement et de ses diverses manifestations. L'équipe de chercheurs chevronnés a élaboré un modèle dit déclencheur- seuil - cible dans lequel l'autisme résulte d'une réaction du cerveau à un facteur génétique selon les principes de la plasticité cérébrale, la capacité du cerveau à s'adapter et se remodeler. »…

« En parallèle, notre équipe et d'autres chercheurs ont observé que l'autisme représente un modification de l'équilibre entre le traitement d'information à caractère social et non social – intérêt, performance et activité cérébrale – en faveur de l'information non sociale. Le modèle met en relation ces observations génétiques et cognitives en s'appuyant sur les effets neurocognitifs de la privation sensorielle, surdité ou cécité» explique M. Mottron »

 « Notre modèle suggère que la perception supérieure des personnes autistes est en compétition avec l'apprentissage du langage parce que les ressources neuronales sont dirigées vers la dimension perceptive du langage et non vers sa dimension de communication »

« Pour l'enfant autiste comme pour les autres, l'environnement et influence le développement et l'organisation du cerveau. «La plupart des programmes d'intervention précoce adoptent une approche réparatrice en se centrant sur les intérêts sociaux. Cette stratégie pourrait monopoliser les ressources cérébrales sur un type d'information que l'enfant traite avec moins de facilité, explique M. Mottron. Nous croyons que l'intervention précoce auprès des enfants autistes devrait s'inspirer des méthodes utilisées chez les enfants ayant une cécité congénitale, dont les facultés linguistiques se trouvent grandement améliorées par l'exposition précoce au langage des signes. Les traitements devraient donc se consacrer à l'identification et l'exploitation des forces de l'enfant autiste, comme le langage écrit. » En montrant que les intérêts restreints autistiques résultent des processus de plasticité cérébrale, ce modèle suggère qu'ils ont bel et bien une valeur adaptative et devraient être au cœur des techniques d'intervention pour l'autisme. »


Pour lire le communiqué complet : Nouvelles de l’Université de Montréal.


Pour lire l’article scientifique original : Linking neocortical, cognitive, and genetic variability in autism with alterations of brain plasticity: The Trigger-Threshold-Target model Laurent Mottrona,b,c,d,∗, Sylvie Belleville d,e, Guy A. Rouleauf , Olivier Collignong, dans la revue neuroscience et biobehavioural

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