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PARENT

« Pour l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible. » (Antoine de Saint-Exupéry)

FAQ

Vous trouverez dans cette section les réponses aux principales interrogations soulevées par les parents d’enfants autistes.

1. TSA, AUTISME OU AUTRES ?

Le Trouble du spectre autistique (TSA) s’appelait autrefois le trouble envahissant du développement (TED). C’était le nom de la catégorie. Cette catégorie comprenait : l’autisme, le syndrome d’Asperger et le TED non spécifié (ou TED atypique).

Depuis mai 2013, avec la parution du DSM 5, on parle maintenant de trouble du spectre de l’autisme (TSA). Le nom de syndrome d’Asperger n’est plus utilisé pour le diagnostic mais les gens qui l’ont reçu conservent cette appellation. Toutes les personnes qui reçoivent un diagnostic de TSA sont appelées des autistes.

2. QUI A UN TSA ?

Des études internationales indiquent qu'un enfant sur 88 est autiste (MMWR 2012;61 :1-24). Les TSA frappent quatre fois plus de garçons que de filles (Santé Canada, 2007). Il y aurait aussi autant d’adultes que d’enfants selon le même auteur mais ils ne sont pas tous identifiés.

Selon Dr Eric Fombonne, épidémiologiste, la prévalence était de 67 sur 10,000 mais en général, les récentes statistiques indiquent que la prévalence a dépassé le 1% de la population.

3. MON ENFANT PRÉSENTE BEAUCOUP D’ANXIÉTÉ

Les personnes du spectre autistique (TSA) présentent souvent de l’anxiété. Il s’agit d’un bon baromètre pour savoir si tout va bien ou pas. Comme le TSA demande une gestion interne consciente, la personne avec un TSA ne peut que vivre de l’anxiété si elle ne peut pas communiquer son malaise par le langage (même si elle parle). Et la personne vit avec son TSA 24 heures sur 24 même si autour d’elle, on pourrait refuser de s’en occuper et de faire avec. La personne avec un TSA doit être aidée afin de ne pas vivre autant d’anxiété. L’intervention doit être faite sur la structure autistique afin de diminuer l’anxiété qui est souvent présente uniquement parce qu’on ne s’est pas occupé de l’autisme. Malgré tous les types d’aide qu’on peut donner à la personne du spectre autistique, seul le travail sur la structure elle-même peut faire diminuer l’anxiété.

4. QUE DOIS-JE SURVEILLER ?

  • a) Comprendre comment fonctionne le TSA chez votre enfant.
  • b) Apprendre à communiquer en tenant compte du TSA (la communication est différente de la parole).

5. C’EST QUOI UN NEUROTYPIQUE ?

Un non autiste, une personne qui n’a pas de TSA.

6. COMMENT PUIS-JE AIDER ?

  • D’abord, ne pas perdre de vue le gros bon sens.
  • Se fier à son instinct
  • Faire avec le TSA qui peut évoluer positivement (et qui ne disparaîtra pas).
  • Ne pas tomber dans le piège de demander à une personne avec trouble du spectre autistique (TSA) ce qu’on ne demanderait pas à une personne neurotypique (non autiste)

7. MON ENFANT NE SOCIALISE PAS

Son développement ne lui permet pas encore. Il n’est pas rendu à ce niveau. Il est inutile de le forcer ou d’essayer de l’entraîner (il ne fera que du « par cœur ») tant que le travail au niveau du développement n’est pas complété. Quand il sera rendu à ce niveau de développement, il fera savoir son désir de socialiser comme tout être humain.

8. SON ESTIME DE SOI ?

Les enfants autistes en bas âge ne présentent pas de problème d’estime de soi. Par contre, certains enfants dont la structure autistique est moins intense ou simplement plus développée, commencent à avoir des problèmes d’estime vers l’âge de 6 ans. Moins la structure autistique est intense et plus les risques de problèmes d’estime sont présents. L’estime de soi chez les personnes avec un TSA se règle avec les composantes de l’estime de soi et non avec les habiletés sociales.

9. QUE FAIRE AVEC LES COMPORTEMENTS BIZARRES ?

Il faut d’abord apprendre à distinguer les manifestations autistiques des troubles du comportement afin de ne pas intervenir de manière inadéquate et ainsi faire augmenter l’anxiété, le « par cœur » et les comportements stéréotypés chez la personne avec un TSA en plus de démolir l’estime. De là, l’importance de bien comprendre comment fonctionne l’autisme.

10. Y A-T-IL DE L’ESPOIR POUR LES PERSONNES AVEC UN TSA ?

Absolument. Plus on va comprendre le TSA, plus on va lire correctement le TSA, et plus on va faire les bonnes actions pour permettre aux personnes avec un TSA de se développer de manière plus harmonieuse. On doit apprendre à être prudent avec l’intelligence des personnes avec TSA et ne jamais les condamner avant de commencer. On doit bien lire les manifestations autistiques, et on doit apprendre à faire avec afin d’aider la personne à gérer sa structure autistique de plus en plus. Dès qu’on aura fini de les confondre avec les gens ayant une déficience intellectuelle ou des troubles de comportement, ou avec des neurotypiques, les personnes avec un TSA auront une chance de se développer.

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