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Trouble du spectre autistique

La structure cognitive unique des personnes autistes est primordiale à considérer pour une meilleure compréhension du TSA. « Même si la vie n’a pas de sens, qu’est-ce qui nous empêche d’en inventer un ? » (Lewis Caroll; Alice aux pays des Merveilles)

La définition du TSA

Notre définition est que le trouble du spectre autistique (TSA) :


Il existe différentes perspectives de la définition de l’autisme :

  • Pour un médecin, le trouble du spectre autistique (TSA) se lit à partir des aires identifiées actuellement dans le DSM-V, soit la communication sociale et les comportements, activités et intérêts restreints et répétitifs.
  • Du côté du parent, l’autisme est d’abord une question d’inquiétude concernant le rôle parental, la compétence parentale et l’attachement.
  • Pour le professionnel généraliste, l’autisme se définit par ces trois éléments principaux : les troubles de comportement, l’opposition et « l’absence d’émotions ».
  • Quant à l’individu autiste, il vous indiquera simplement que son fonctionnement interne implique trois pôles : la perception, le traitement de l’information et le décodage des émotions (B. Harrisson / L. St-Charles; B. Chamack).

Selon le modèle SACCADE :

Des études internationales indiquent qu'un enfant sur 88 souffre de troubles du spectre autistique. Les TSA frappent quatre fois plus de garçons que de filles.

Il serait une variation génétique du traitement de l’information (L.Mottron) et le plus complexe de tous les troubles neurodéveloppementaux (P.Szatmari). La personne avec un trouble du spectre autistique (TSA) est la seule à pouvoir gérer sa structure autistique (B.Harrisson, L.ST-Charles). Nous croyons qu’il est essentiel de comprendre qu’on doit renoncer à construire un enfant; en fait, il faut tout simplement l’orienter (M.Lemay).

La personne avec un TSA possède le même équipement que tout être humain, mais son cerveau est connecté différemment ce qui lui donne une gestion différente de la perception. Le TSA oblige la personne à adapter sa gestion de la perception à l’environnement en amenant le corps à faire des gestes et des actions particulières. On appelle ces gestes et ces comportements des manifestations autistiques. On retrouve ces manifestations chez la majorité des personnes autistes de la planète. Ces manifestations sont souvent confondues avec des troubles de comportement. Elles répondent à un besoin d’équilibre de développement et on ne doit pas les arrêter, mais les orienter pour permettre l’évolution.

La majorité des personnes avec un trouble du spectre autistique (TSA) n’ont pas de déficience intellectuelle. Selon nous, cette confusion dans la compréhension de l’autisme* et en intervention dans ce secteur amène une difficulté majeure à exploiter le potentiel de cette richesse humaine. Il est urgent d’intervenir de manière à respecter l’intégrité des personnes autistes*.

De notre côté, nous voyons le trouble du spectre autistique (TSA) comme la couleur bleue : l’intensité de la structure autistique détermine le degré d’atteinte. Donc, en respectant la littérature actuelle dans son ensemble, le modèle SACCADE intervient directement sur le noyau des besoins uniques (la couleur bleue) de l’autisme, sur ce que les personnes présentant ce trouble ont en commun, comme identifiés par le Fonctionnement interne de la structure de pensée autistique (B. Harrisson), peu importe l’intensité de la structure (« degré d’atteinte »), l’âge ou les troubles associés.

Donc, certaines personnes présentent un bleu foncé et d’autres, un bleu pâle. Pour nous, l’autonomie de la personne avec un trouble du spectre autistique (TSA) n’est pas d’apprendre à aller seule au supermarché, mais plutôt d’apprendre à gérer elle-même sa structure autistique.

*L’expression « personne autiste » et le mot « autisme » sont utilisés afin d’alléger le texte. Ils désignent la personne ayant un trouble du spectre autistique (TSA), un trouble envahissant du développement, l’autisme, l’autisme de haut niveau, le syndrome d’Asperger, le TED non spécifié ou l’autisme atypique.


Selon le DSM-V, (American Psychiatric Association)

Le trouble du spectre de l’autisme se définit par ces critères diagnostiques :

A. Déficits persistants dans la communication et l'interaction sociale sans égard au contexte, non justifiés par des retards de développement généraux, se manifestant par la présence des trois éléments suivants :

1. Incapacités de réciprocité sociale ou émotionnelle; depuis une démarche sociale anormale jusqu'à l'inaptitude à initier l'interaction sociale, en passant par l'incapacité à entretenir une conversation avec autrui en raison du manque d'intérêt, d'émotions, d'affect et de réaction.

2. Comportements de communication non verbaux utilisés pour l'interaction sociale déficients; depuis des communications verbales et non verbales mal intégrées jusqu'à l'anormalité du contact visuel et du langage corporel, en passant par l'incapacité à comprendre et à utiliser les comportements de communication non verbale et au manque total d'expression faciale ou de gestes pertinents.

3. Incapacité à établir et à entretenir des relations avec les pairs correspondant au niveau du développement (outre les relations avec les soignants); difficultés à adapter son comportement à différents contextes sociaux, difficultés à partager un jeu imaginatif et à se faire des amis, absence manifeste d'intérêt pour autrui.

B. Modèles de comportement, activités ou intérêts restreints et répétitifs, caractérisés par au moins deux des éléments suivants :

1. Discours, utilisation d'objets ou mouvements moteurs stéréotypés ou répétitifs (notamment, stéréotypies motrices, écholalie, utilisation répétitive des objets ou usage de phrases idiosyncrasiques).

2. Attachement excessif à des routines, modèles de comportement verbal et non verbal ritualisés ou résistance excessive au changement (notamment rituels moteurs, insistance à suivre le même trajet ou à manger les mêmes aliments, questionnement répétitif ou détresse extrême face à de petits changements).

3. Intérêts très restreints, à tendance fixative, anormaux quant à l'intensité et à la concentration (notamment un attachement marqué ou une préoccupation à l'égard d'objets inhabituels, intérêts excessivement circonscrits ou empreints de persévérance).

4. Hyper- ou hypo-réactivité à des stimuli sensoriels ou intérêt inhabituel envers des éléments sensoriels de l'environnement (notamment une indifférence apparente à la douleur, à la chaleur ou au froid, réponse négative à des sons ou à des textures données, le geste de renifler ou de toucher de façon excessive des objets, fascination pour les lumières ou les objets qui tournent).

C. Les symptômes doivent être présents depuis la petite enfance (mais il est possible qu'ils se manifestent pleinement seulement au moment où les demandes sociales dépassent les capacités limitées)

D. Les symptômes mis ensemble limitent et altèrent le fonctionnement quotidien

Les symptômes représentent un continuum qui varie de léger à sévère.

Source : Traduction libre du titre original The Proposed DSM-5 Changes with Regard To ASD par Michelle Garcia Winner, document produit par le RNE-TSA (2012)


Selon SANTÉ CANADA

Le trouble du spectre autistique (TSA) est un trouble complexe qui dure toute la vie et qui touche les personnes de tous les milieux, de même que leur famille, leurs amis et leurs soignants. L'autisme est un trouble du spectre autistique, défini par certains comportements multiformes et qui varient en intensité d'un enfant et d'un adulte à l'autre.

Les TSA se caractérisent par un spectre, associé à des symptômes d'intensité faible à élevée, s'accompagnant d'un comportement répétitif et de difficultés liées à l'interaction sociale, à la communication et à l'apprentissage (dans les situations habituelles).

De nombreuses personnes souffrant de TSA éprouvent des problèmes de communication avec les autres ou des difficultés avec les interactions sociales ordinaires. Parmi les autres signes, soulignons une tendance vers des comportements répétitifs ainsi que des activités et des intérêts inhabituels et extrêmement limités. Les TSA se développent différemment d'une personne à l'autre…

(Santé Canada, 2007)

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